Manifestation du 1er mai à Brignoles - Prise de parole de l’Union syndicale Solidaires

Aujourd’hui, pour la première fois l’ensemble des organisations syndicales appellent au plan national à cette journée du 1er mai. Cela correspond à un fort besoin d’unité exprimé par des millions de travailleurs et de travailleuses.

L’Union syndicale Solidaires juge très positive cette démarche.

Mais ce que nous voulons plus que tout, ce sont des victoires sociales !

Après le 29 janvier, après le 19 mars, un 1er mai unitaire ! Une journée toutes les 6 semaines, cela permet des démonstrations de colère, de révolte, de volonté de se battre collectivement. C’est important de se retrouver ensemble, que l’on soit du secteur public ou du secteur privé. Que l’on soit chômeur, chômeuse, retraité, en formation...

Mais maintenant il faut franchir un cap car il y a urgence et la tactique des temps forts bimestriels à montré qu’elle aboutissait à la défaite du mouvement social.

Urgence car dans le secteur privé les luttes menées localement contre les licenciements se multiplient : dans l’industrie, dans le commerce, les services... partout ! Et cela alors que les grands groupes reçoivent des milliards d’aides de l’Etat pour sauver leurs profits !

Urgence car dans le secteur public c’est notre bien commun qui est destructuré au fil des années : dans la santé, à La Poste, les collectivités territoriales, le rail, l’énergie, l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche et bien d’autres encore...

L’Union syndicale Solidaires l’a dit au lendemain du 29 janvier, elle l’a répété après le 19 mars : la grève générale interprofessionnelle est indispensable. Si elle ne se décrète pas, ne pas proposer cette perspective, ne pas l’organiser, c’est faire en sorte qu’elle n’ait pas lieu. Au contraire, nous pensons qu’il est de la responsabilité du mouvement syndical, aujourd’hui, d’y travailler. C’est ce que nous proposerons une nouvelle fois, lors de la prochaine intersyndicale nationale qui se tiendra à Paris le 4 mai.

En attendant, c’est localement, et sur le terrain qu’il faut ensemble, refuser de payer la crise du système capitaliste, lutter pour gagner de nouveaux droits et imposer un autre partage des richesses !