unedic : Le gouvernement aux ordres du MEDEF Communiqué Solidaires

Le sort du texte réglementaire de la nouvelle convention UNEDIC, validée le 14 mai par le MEDEF, la CFDT, la CFTC et FO, est entre les mains du gouvernement. M. Rebsamen, sous couvert du respect du dialogue social, affirme que l’agrément est incontournable.

Le Ministre du Travail ose déclarer que cet accord est porteur de justice sociale, c’est une véritable provocation pour les millions de chômeurs-euses, précaires et intermittent-es.

Si la mobilisation a permis de revenir sur quelques dispositions défavorables aux intermittent-es, la nouvelle convention est marquée par des régressions majeures des droits des chômeurs-euses.

Cette nouvelle convention ferait encore payer aux précaires, aux chômeurs, aux intérimaires, aux intermittents, et par conséquent à tous les salarié-es, le prix de la politique patronale de l’emploi. Elle favorise une politique de recours à des CDD de plus en plus courts qui développe le chômage à activité réduite ou les petits boulots au RSA, avec moins de protection sociale.

Les chômeurs-euses sont poussés à accepter des emplois de plus en plus précaires avec des résidus de salaires (temps partiels imposés). Dans le même temps, les patrons pourront exercer une pression sur les salarié-es dits « stables », pour leur imposer une flexibilité accrue, en exerçant le chantage habituel « c’est ça ou le chômage ».

Si le gouvernement Valls agréait cette nouvelle convention ce serait un nouveau coup porté aux couches populaires pour satisfaire les diktats du patronat.

22 mai 2014