Septembre 08/Juillet 09 : Ensemble faisons le bilan, pour être plus fort-e-s demain

Extraits du texte adopté par le Bureau national Solidaires du 2 juillet. Le Bureau national de l’Union syndicale Solidaires réunit l’ensemble des organisations nationales qui en sont membres. Lors de sa séance du 2 juillet, il a adopté ce texte, fruit de débats lors de cette réunion mais aussi des acquis collectif des Bureaux et Comités nationaux mensuels de l’année écoulée.

Une année particulière

Deux éléments nouveaux ont marqué cette année sociale 2008/2009 :

* La crise ouverte du système capitaliste. Nous ne reprenons pas ici le détail de nos analyses sur le sujet ; insistons simplement sur le fait que, pour Solidaires, il s’agit bien d’une crise du système économique et politique, pas d’un « mauvais passage ».

* Face aux conséquences de cette crise, la constitution d’une intersyndicale nationale rassemblant CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC, UNSA, Solidaires, FSU (la CNT a demandé à rejoindre cette intersyndicale : seule Solidaires a répondu favorablement).

Ce ne sont évidemment pas les seuls faits marquants de l’actualité sociale de ces derniers mois ; les autres sont plus traditionnels : un gouvernement qui multiplie les cadeaux au patronat et aux plus riches, un patronat qui mène une lutte des classes sans discontinuer et engrange les acquis, et des salarié-e-s qui résistent, se mobilisent entreprise par entreprise, secteur par secteur, se retrouvent très nombreux/ses dans des journées d’action nationale mais ne prolongent pas au-delà, en très grande partie, faute de perspectives offertes par le mouvement syndical.

« C’est la crise » … Et le patronat ? Il va bien, merci.

- 360 milliards débloqués en quelques jours pour les banquiers,
- 32 milliards « d’aide à l’emploi », chaque année, pour les patrons qui licencient :
- 14 milliards du paquet fiscal qui profite aux plus riches,
- 8 milliards de taxe professionnelle qui ne sera plus payée,

En France, selon l’Insee, les 10 % des ménages les plus aisés détiennent près de la moitié du patrimoine total des ménages. Dans les entreprises, ces pratiques ont accentué les écarts de rémunération, lesquels se sont creusés : de 1 à 20 dans les années 1960-1970 dans la plupart des pays, ceux-ci sont fréquemment passés de 1 à 300. Les choix fiscaux favorisent la concentration des richesses : les principaux bénéficiaires des rémunérations déjà les plus élevées ont profité d’allègements substantiels d’impôts.

Ces éléments, sont la preuve que la lutte des classes existe, et que certain-e-s la mène très efficacement, pour elles/eux. Le gouvernement y joue un rôle très actif, par la casse des services publics et toutes les mesures pro-patronales.

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