IRP, le danger n’est pas passé Note aux équipes militantes IRP

IRP : après l’échec de la négociation « dialogue social », le danger n’est pas passé !

Après des mois de négociation entre le patronat et les syndicats CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC il y a eu un coup de tonnerre à la fin du dernier round. Contre toute attente, ces deux derniers syndicats se sont « rebiffés ».

Puisque seule la CFDT gardait le stylo à la main, la CGT et FO ayant affiché leur opposition à un accord tout au longue de la négociation (malgré plusieurs revirements et positions ambiguës de la CGT), un accord n’a pu être signé faute de majorité. L’UNSA et l’Union syndicale Solidaires n’étaient pas conviées à la négociation ; pour autant, notre position a été claire dès le début, en nous opposant à ce qui aurait été une régression sociale pour les salarié-e-s et le syndicalisme et en participant à plusieurs initiatives de mobilisation - pétitions, meeting, etc. Quand le patronat le gouvernement parlent de « dialogue social », nous préférons de notre côte parler du fait syndical et de sa présence dans l’entreprise. Il ne suffit pas de « dialoguer », surtout quand les intérêts sont divergents entre directions d’entreprise et personnel, mais de poser clairement la question de l’activité syndicale dans l’entreprise, du droit à s’organiser, se défendre, se mobiliser, exiger des comptes sur les choix de l’entreprise : faire vivre une vraie démocratie sociale dans l’entreprise permettra de construire jour après jour un projet de transformation sociale tel que Solidaires entend le porter, malgré les limites certaines de la gouvernance capitaliste.

La « démocratie sociale » n’est pas un simple concept, et se pose concrètement, des entreprises jusqu’au niveau interprofessionnel. Quand les Négociations annuelles obligatoires dans une entreprise ne durent qu’une demi-heure, quand le fait syndical, l’implantation de nouvelles organisations ou la simple présence de syndicats dans l’entreprise ne sont encore pas admis par un nombre non négligeable d’employeurs, quand notre organisation apprend la fin des élections prud’homales dans la presse ou n’est même pas destinataire des comptes rendus des réunions du Haut conseil du dialogue social, quand un préfet décide unilatéralement de réserver le droit de désigner des conseiller-es du salarié aux seules organisations représentatives au plan national, quand le gouvernement passe en force sur l’extension du travail du dimanche dans le secteur du bricolage et envisage de le faire plus largement, quand la représentativité dite interprofessionnelle ne prend pas en compte les choix des millions de fonctionnaires pourtant également impactées par nombre de négociations « nationales interprofessionnelles », peut-on parler véritablement de « démocratie sociale » ?

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17 février 2015