Dialogue social : La fable de l’emploi de Valls ! Communiqué Solidaires

Une délégation de Solidaires a rencontré jeudi 5 juin Mrs Valls et Rebsamen dans le cadre de la concertation mise en place par le gouvernement pour des mesures censées favoriser l’emploi dans les TPE/PME qui seront annoncées le 9 juin.

Solidaires a introduit sur le dialogue social en soulignant le fait que notre union syndicale n’avait à aucun moment été consultée sur le projet de loi dit Macron ou sur celui relatif au "dialogue social", malgré nos demandes et courriers. Nous avons condamné la méthode qui consiste pour le gouvernement à amender des textes déjà en discussion comme cela a été le cas sur la médecine du travail et le compte pénibilités.

La situation globale catastrophique de l’emploi, l’accroissement des inégalités et donc le problème global de la répartition des richesses sont la traduction concrète des résultats des choix gouvernementaux successifs, dont l’actuel, dans le but de satisfaire les exigences patronales. Cela démontre sa soumission à la logique libérale.

Pour Solidaires :
- le contrat de travail n’est pas « sauvé » comme annoncé, étant donné l’ensemble des attaques subies ces dernières années comme l’accroissement des CDD. Par ailleurs, l’effectivité des droits attachés à ces contrats est de plus en plus rabotée par les attaques successives contre les prudhommes.
- les dispositifs d’allégement de cotisations sociales et d’allégements fiscaux (CICE, pacte de responsabilité, etc.) mis en place sans contrepartie réelle et sans dispositifs de contrôle n’ont à aucun moment permis d’assurer la sauvegarde des emplois, de pérenniser l’outil industriel ou d’accroitre les investissements. A contrario les profits et dividendes se sont envolés.
- les solutions apportées à la désaffection de l’apprentissage avec, par exemple, le projet d’augmenter la durée maximale de travail des apprenti-e-s et la suppression des dispositifs de contrôle, n’ont pas permis d’y pallier, bien au contraire.

Pour Solidaires des alternatives existent pour assurer la mise en place d’un nouveau statut des salarié-es, une réduction du temps de travail, une augmentation des salaires (privé et public) et la mise en œuvre d’une réelle politique de transition écologique porteuse de créations d’emplois et de reconversions industrielles.

Nous avons enfin souligné la nécessité urgente d’assurer la défense des travailleuses et travailleurs : en cessant les attaques contre l’inspection du travail, illustrée par la situation de Laura Pfeiffer poursuivie par Téfal avec le soutien du procureur ; en mettant fin à la répression anti-syndicale en prenant pour exemple la situation de Yann le Merrer, syndicaliste à La Poste et révoqué pour des faits syndicaux.

Les luttes dans le privé comme dans le public, sur l’emploi, les salaires, les conditions de travail, expriment des exigences plus que légitimes face aux politiques gouvernementales et patronales. L’union syndicale Solidaires s’emploiera à leurs convergences, et soutient toutes celles de la période, notamment le 11 juin prochain dans l’Education et la santé.

Paris, 8 juin 2015

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