25 novembre 2015 : Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes Tract Solidaires

Date internationale soutenue par l’ONU, le 25 novembre est l’occasion de rappeler qu’en France notamment, un viol est déclaré toutes les 40 minutes, qu’une femme meurt sous les coups de son compagnon (ou ex) tous les 2 jours et demi... Les violences sont multiformes : violences au sein du couple, mutilations sexuelles féminines, mariages forcés, violences au travail, viols et agressions sexuelles ou bien encore prostitution, toutes les données existantes (faits ou enquêtes) réalisées depuis plus de 10 ans révèlent que ces violences se caractérisent par leur ampleur et leur gravité. Tout le monde est concerné, et le syndicalisme aussi : un quart des agressions sexuelles déclarées dans l’enquête Cadre de vie 2007 (INSEE / OND) se sont produites au travail.

Ne pas rester isolées et rompre le silence !

Les violences sexistes au travail peuvent prendre plusieurs formes : harcèlement sexuel, agressions sexistes et sexuelles au sein du collectif de travail, des collègues ou des hiérarchiques, ou venant des usagers, de la clientèle. Les ambiances sexistes (réflexions, blagues, affichages, gestes…) en sont le terrain propice. C’est pourquoi la loi contre le harcèlement sexuel de 2012 impose aux employeurs d’agir contre ces ambiances. C’est pourquoi il est primordial que les équipes syndicales fassent appliquer cette loi !

Les violences envers les femmes provoquent un sentiment de culpabilité, la peur d’être rejeté-e par la famille ou par le groupe de pairs, la crainte de représailles : tout cela concoure au silence des victimes. Si les mentalités ont un peu progressé sur cette question, les entreprises ont encore du mal à entendre les conséquences, par exemple des violences conjugales sur le travail des salariées (absences, démotivation...). Peu d’employeurs mettent en place, notamment dans le cadre des accords égalité professionnelle, des mesures de protection et d’accompagnement des victimes de violences. Combien de salariées victimes harcèlement sexuel sont déplacées d’office, alors que le harceleur reste sur place ou connaît une promotion ? Il faut encore intervenir pour que la loi contre le harcèlement sexuel soit affichée, en plus d’être appliquée !

On retrouve ici de façon sous-jacente une représentation sociale de la sexualité où les femmes sont au service et à disposition des hommes. Les agressions sexuelles et les viols relèvent du droit pénal, les premières comme délits et les seconds comme crimes. On méconnaît, sous-estime trop souvent les conséquences psychologiques graves pouvant être invalidantes, parfois irrémédiablement, que ces agressions peuvent causer : rejet de son corps, repli sur soi, dévalorisation, perte de confiance, dépression récurrente, angoisse, peur de l’autre, peur de sortir, de travailler en présence d’hommes… qui détruisent la vie de certaines de ces femmes.

Pour l’Union syndicale Solidaires, la lutte contre les violences envers les femmes passe par la lutte contre le sexisme, et la promotion de comportements non sexistes.
C’est pourquoi Solidaires appelle à participer à toutes les mobilisations unitaires qui se dérouleront dans le cadre de cette journée internationale.

Consulter nos parutions sur ce sujet :

http://www.solidaires.org/Contre-le... (violences)
http://www.solidaires.org/Fiche-no-... (harcèlement)

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25 novembre 2015 : Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

12 novembre 2015