Pourquoi l’Union syndicale Solidaires 83 ne participera pas au rassemblement du 7 octobre 2009

Nous considérons que ce type d’action n’est pas à la hauteur des enjeux actuels et de la riposte nécessaire face aux attaques constantes du patronat et du gouvernement.

Le bilan du premier semestre nous le démontre : les exceptionnelles journées de grève des 29 janvier et 19 mars 2009 ainsi que la grève générale en Guadeloupe, sont la preuve que les salariés, chômeurs, retraités, étudiants sont disposés à lutter. De plus, si les rassemblements du 1er mai 2009 ont été exceptionnels, la succession d’appel échelonnés sur plusieurs mois (1er mai, 26 mai, 13 juin) aura été inefficace, voire démobilisatrice et n’aura en rien empêché de nouvelles lois scélérates d’être adoptées (travail du dimanche, mobilité des fonctionnaires...).

Comme pour chaque mobilisation, les syndicats de l’Union syndicale Solidaires 83, se sont posé la question de notre participation à la journée internationale pour « le travail décent » du 7 octobre. Contrairement à ce qui était proposé par les autres organisations syndicales, cette journée ne permet pas selon nous, la construction d’un rapport de force favorable aux salariés, aux chômeurs et aux retraités. Se rassembler à intervalle régulier ne suffit pas à vaincre sur nos revendications, ni à empêcher de nouvelles régression. L’Union syndicale Solidaires 83 refuse de s’inscrire dans la poursuite de cette stratégie.

Cette décision ne signifie pas que nous ne souhaitons plus travailler en commun avec les autres organisations syndicales, mais simplement que nous n’acceptons plus de le faire sur n’importe quelle base.

Pour nous il s’agit de donner au mouvement social les moyens de construire la grève générale interprofessionnelle autour de revendication fondamentale contre les licenciements, pour défendre l’emploi, les salaires, les retraites, le service public…

Certes, cette grève générale ne se décrète pas mais se prépare et se construit (nous l’avons dit pendant toutes les manifestations !). C’est pour cela par exemple que nous avons participé à la « votation citoyenne » en défense de la Poste et du service public. C’est pour cette raison que nous appelons tous les salariés syndiqués ou non à l’unité la plus large, à la base, en soutien aux entreprises en lutte, afin d’organiser leur convergence.

Cette perspective fait peur au patronat et au gouvernement, dont la répression se fait de plus en plus dure. C’est pour cela que nous appelons également à soutenir les salariés poursuivis, sanctionnés pour leur activité militante et syndicale.